Les papillons rêvent-ils d'éternité ? de Sandra Labastie


Les papillons rêvent-ils d’éternité ? Joli titre pour un roman racontant la vie d’une enfant, rêvant de liberté et désirant découvrir le sens des mots.


Éditeur : Le livre de poche

Nb de pages : 185
Série : / 
Catégorie : drame contemporain

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

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« Cette journée du 1er janvier, la première de la dernière année du monde, il s’est passé quelque chose de spécial entre nous, les élus. C’était comme au printemps, quand on devient joyeux sans comprendre pourquoi. C’est la dernière année de souffrance, a dit papa. Bientôt on sera libérés. » Les quatre saisons d’une année, censée être la dernière de l’humanité, défilent à travers le regard d’une fille de 13 ans. Malgré une vie quotidienne régentée par la Bible (entre études de textes, séances de recueillement au temple et prêches dans les rues), l’adolescente, sujette aux railleries du « monde extérieur » autant qu’aux affres de la puberté, va peu à peu se questionner sur sa condition, grâce à l’entrée dans son foyer d’un dictionnaire auquel elle ne cessera plus de se référer secrètement. Le roman ausculte les joies étranges de ceux qui s’estiment élus de Dieu contre le monde entier, à la frontière très fragile où la croyance jouxte la folie. Au fil de cette apocalypse manquée, le roman contemple, avec la justesse et la simplicité de la voix d’une adolescente, la condition humaine dans ses craintes et ses obsessions mais aussi dans son incroyable capacité d’imagination pour survivre à une vie sans espérance.




Sandra Labastie est née en 1969 à Biarritz.

Écrivaine française, elle a aussi été reporter, traductrice, réalisatrice de documentaires, directrice de collection .




Ce livre montre l’extrémisme religieux à travers le regard d’un enfant.
  • Extrait : les mots (d’autres extraits sur le site de l’auteur)


D’un abord particulier, ce texte m’a paru assez bizarre au départ, avec des paragraphes courts et sans lien entre eux. Cette gêne a perduré tout au long du livre, l’auteure passant d’une idée à une autre, puis revenant plus loin sur les sujets évoqués. L’effet carnet intime est recherché mais je n’y ai pas adhéré.

Les mots


Les mots sont simples et l’auteure, à travers son héroïne, nous guide vers des définitions de termes que la communauté passe sous silence ou déforme. Elle joue beaucoup avec les mots, qui prennent une place importante dans l’histoire. Les mots que l’on ne peut pas dire dans cette communauté, les mots qui lui évoquent des souvenirs, les mots qu’elles cachent comme des maux que l’on passe sous silence.

Du vécu à l’histoire


L’auteur ayant elle-même vécu dans une communauté religieuse très stricte, elle a pu décrire les sentiments de cette enfant. On a parfois la sensation que ce livre est une biographie de l’auteur. Puis, les éléments s’enchaînent, l’histoire reprend le dessus et redevient fictive. C’est troublant de réalisme. Et si le style ne m’avait pas dérangé, ce livre aurait été une très belle découverte.

Une communauté

La présentation, par une enfant qui ne voit donc pas tous les ressorts de la réalité, de cette communauté religieuse avec ses lois, ses interdits, ces préceptes moraux à respecter donne une vision très dure de ce groupe de personnes.

Il n’y a pas de jugement. Raconté par une enfant la découverte se fait à travers ses yeux encore innocents. C’est une réussite de la part de l’auteur qui a pu mettre de côté tous ses ressentiments.

L’intrigue


Toutefois, l’héroïne et l’intrigue apportent un peu de fraîcheur dans ce roman tout de même dramatique. Les doutes de l’enfant, sa découverte de la liberté à travers ses rêves, le bateau échoué sur la plage, et surtout le livre cent ans de solitude (G Garcia Marquez) ouvrent l’histoire sur d’autres horizons, la rendent moins concentrée sur les rites particuliers qu’elle subit.

Alors, bien sûr, l’histoire est triste et l’auteur ose des gestes durs. Mais la fin est belle, pleine de pardon, d’amour, de liberté.



Les mots pour : découverte des mœurs de cette communauté,

Les mots contre : texte haché, manque description,

Notation :
Style : 2/5
Intrigue : 3/4
Personnage principal : 2/3
Écriture : 1 Crédibilité : 1,5
Personnages secondaires : 1/1
Narration : 0.5 Action : 0.5
Temps et espaces : 1.5/2
Description : 0.5 Violence/Tendresse : 1
Coup de cœur : non
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 13/20


Un carnet intime d’une jeune fille découvrant à travers les mots la réalité sur la communauté dont elle dépend. Les paragraphes courts et décousus m’ont beaucoup gêné dans ce roman qui mérite toutefois la découverte. 

2 commentaires :

  1. Le sujet me plaisait bcp mais cette manière décousue de raconter risque de me déranger.

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    Réponses
    1. J'avoue que j'ai bien failli le poser. Mais le sujet m’intéressait aussi, j'ai poussé ma lecture.

      Bises

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