L'Aquarelliste de Beatrice Masini


Dans ce roman historique, L'aquarelliste, Beatrice Masini a choisi de nous narrer la vie d'une jeune femme indépendante au début du XIXe siècle.


Éditeur: Livre de Poche

Nb de pages : 437
Série : / 
Catégorie : roman historique

Traducteur : /


Pourquoi ce livre ? 

Ce livre fait partie de la sélection de juillet
du prix des lecteurs du livre de poche 

Début du XIXe siècle, la Lombardie est sous domination autrichienne. Bianca, jeune peintre surdouée, fait ses premiers pas vers l'indépendance. À l'invitation de don Titta, un influent poète féru d'horticulture, elle entame la réalisation d'un catalogue illustré sur la flore, d'une richesse exceptionnelle, du domaine de Brusuglio. N'appartenant ni à la classe des maîtres ni à la domesticité, Bianca devient l'observatrice privilégiée de la demeure et commence à déceler des secrets. Elle se prend d'affection pour Pia, une jeune servante vive à qui elle souhaite communiquer un souffle de liberté. Ces quelques années à l'aube du Printemps des peuples vont mettre sa naïveté et sa droiture à l'épreuve de la complexité du monde. Un apprentissage majeur dans sa vie de femme et d'aquarelliste.


Béatrice Masini est née à Milan en 1962.

Journaliste, traductrice (notamment de Harry Potter en italien) elle travaille également dans le monde de l'édition pour enfants et a publié plus de 20 ouvrages.






Ce roman très féminin nous raconte l'histoire de Bianca, jeune aquarelliste mais parle aussi de :
  • de nombreux personnages (trop ?)
  • des enfants abandonnés, pratique courante que découvre l'héroïne
  • une évocation des conflits italiens



Béatrice Masini nous offre un texte extrêmement dense, avec une écriture fine et agréable, un peu soutenue. De belles métaphores émaillent le texte, souvent liées aux fleurs. Les descriptions, riches, donnent un livre au rythme de lecture lent.

Les défauts de ses qualités


Malheureusement, toutes ces qualités sont aussi des défauts, car, ce roman manque cruellement de pep's, d'actions qui viendraient bousculer le lecteur.

Je déplore, toutefois, des répétitions dans les descriptions et un usage étonnant des temps avec des bascules du présent au passé ou inversement.

Un prologue prometteur

D'autant que le prologue, très prometteur, laisse deviner le drame d'une femme : l'abandon d'un enfant né d'un viol. Tout portait à croire, avec ces mots, à une intrigue, une quête. Ce prologue suscite l'envie sauf que la suite s'essouffle.

De nombreux enchâssements


L'auteure nous noie sous de nombreux enchâssements et personnages autour de la vie de Bianca. Cette jeune demoiselle, orpheline, s'installe chez un poète et découvre la vie de cette famille régie par une femme au caractère bien trempé (très joli personnage que la grand-mère). Rapidement, l’héroïne observera les comportements de chacun, des servantes aux invités d'un soir.

Tout cela donne un rythme lent, avec des longueurs. Et l'intrigue, bien pauvre et noyée dans le roman, ne parvient que difficilement à susciter de l'intérêt. Alors, bien sûr, la fin est touchante mais sauve-t-elle le livre ? pas pour moi.

Apport historique ?

Par contre, Beatrice Masini a réussi toute la partie historique avec non seulement la vie de cette famille bourgeoise Milanaise du début du XIXème siècle, mais aussi une évocation des événements politiques.

Tout est vu par Bianca, l'auteure ne nous donne donc pas de détails sur les conflits, elle en parle à travers les conversations des hommes entendues secrètement par la jeune femme. C'est un dommage de plus. Dans tout le fatras de choses inutiles racontées, un peu plus d'Histoire aurait été la bienvenue.

Une intrigue bien pauvre

La quête liée à la jeune servante se résume finalement en très peu de pages. On peut bien sûr ajouter toutes celles où Bianca doute, hésite. Cela ne représente pas beaucoup plus. Pourtant, là encore, l'auteure nous entraîne dans l'histoire de ces enfants abandonnés puis récupérés... c'était une pratique courante, même en France.

Et les personnages ? 

Bianca est découverte au fil des pages. Jeune femme sage, elle grandit en se confrontant à cette famille particulière. Fade, elle n'a pas su susciter en moi le moindre émoi.

Contrairement à la grand-mère que l'auteure a croquée avec talent. C'est, à mon ais, le personnage le plus réussi du livre.




Les mots pour : apports historiques, style, descriptions

Les mots contre : trop d'enchâssement, trop de personnages, rythme lent, répétitions,

Notation :
Style : 2.5/5
Intrigue : 2/4
Personnage principal : 1.5/3
Écriture : 1 Crédibilité : 1
Personnages secondaires : 0.5/1
Narration : 0,5 Action : /
Temps et espaces : 2/2
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Coup de coeur : non
Sensation générale : 1/3
Rythme général : 0.5/2
Total : 10/20

Un roman un peu trop long, avec quelques apports historiques intéressants noyés sous de nombreux enchâssements et détails inutiles. 

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